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Les métiers délaissés : une voie à saisir

Quand la reconversion a le goût de la réussite

Un technicien en pétrochimie qui devient traiteur. Un musicien qui se lance dans la boulangerie. Les métiers de bouche offrent de belles perspectives à ceux qui ont le goût de la reconversion. Portraits croisés.

C’est afin de concilier leur passion pour les arts de la table avec leur vie professionnelle que Pascal Willemart et Frédéric Mougel ont un beau jour changé de voie. Le premier a lancé une boîte de traiteur après 17 ans d’expérience dans la pétrochimie. Quant au second, organisateur de concerts durant dix ans, le voilà aujourd’hui boulanger, réputé dans sa région… et même au-delà ! Tous deux s’illustrent dans des métiers différents, mais ont en commun d’avoir développé des projets personnels, de gérer leur activité, tout en défendant des valeurs qui leur sont chères : travailler à partir de produits bios, dans le respect de l’environnement.
Retour à la case formation
Cuisiner pour six ou sept invités reste à la portée d’un amateur, mais restaurer une centaine de personnes demande un vrai savoir-faire. Pour devenir traiteur, Pascal Willemart a donc opté pour un BEP cuisine, en septembre 2007.
Quant à Frédéric Mougel, il s’est engagé en 2000 dans un CAP boulangerie, diplôme indispensable pour entrer dans la profession : “je faisais mon propre pain et recevais de plus en plus de commandes de la part d’amis ou collègues. J’ai fini par décider d’en faire mon métier”. 

Nouveau métier et nouvelle entreprise

L’un comme l’autre ne sont pas partis à l’aveuglette vers de nouveaux horizons : au-delà de leur reconversion, ils pensent déjà monter leur entreprise. Au préalable, Pascal Willemart et son épouse, passée des ressources humaines à la pâtisserie, ont mené une étude de marché pour s’assurer que l’événementiel serait un créneau porteur pour leur activité.
De son côté, Frédéric Mougel s’est impliqué dans un projet “cœur de village” : en 2002, la salle des fêtes de la Bussière-sur-Ouche, quasiment inutilisée, s’est ainsi transformée en fournil, avec l’aide de la mairie. En contrepartie, le nouveau boulanger a assuré des services annexes, comme un point Poste, un relais “pressing”.

Un succès qui va crescendo
Changer de secteur n’implique pas de tirer un trait sur son passé professionnel. Lorsqu’il ouvre “Une P’tite Douceur”, Pascal Willemart dispose d’un précieux carnet d’adresses et n’oublie pas de contacter les sociétés avec lesquelles il a travaillé. Un moyen efficace de compter dans sa clientèle des entreprises en plus des particuliers.
L’activité de Frédéric Mougel décolle aussi très vite. Grâce à deux atouts : “c’était la seule boulangerie dans un rayon de 15 km et je proposais 45 sortes de pain sur l’année”, explique-t-il. Les plats et pâtisseries des Willemart ne connaissent pas la crise : trois ans après le lancement de leur activité, Pascal et sa femme vont bientôt embaucher une personne et s’installer dans un local plus grand. Pour sa part, Frédéric Mougel a quitté son village en 2007, pour occuper un fournil à Dijon. Il fabrique et livre du pain à des chefs étoilés et développe des formations pour les particuliers. Son aventure prend un tour international : en juin 2010, il s’envolera pour Singapour faire une démonstration avec un grand chef, lors de la promotion du raisin californien. Et ouvrira en 2011 une boulangerie à la française à Sao Paulo, où auront lieu des concerts en fin de semaine : ainsi se rejoignent deux vocations !

http://emploi.france5.fr/emploi/metiers/choisir-metier/61102059-fr.php

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